Antoine est décrit par son entourage comme une personne chaleureuse, joviale et toujours prête à rendre service. Il entretient des relations directes et franches avec les autres et apprécie les échanges simples et sincères. De nature confiante et optimiste, il a toujours eu tendance à accorder facilement sa confiance. Lorsqu’il vivait en Corse, cela se traduisait notamment par un mode de vie très ouvert : maison et voiture restaient souvent ouvertes, signe d’un rapport serein aux autres et à son environnement.
Travailleur et persévérant, Antoine a toujours privilégié les activités en extérieur. Il est particulièrement attaché à la nature : la montagne et la forêt sont les lieux où il se sent le mieux. Il affectionne les animaux et est attentif au respect de l’environnement.
L’expertise psychiatrique réalisée dans le cadre de la procédure n’a mis en évidence aucun trouble mental ni pathologie psychiatrique susceptible d’expliquer un passage à l’acte violent tel que celui dont Antoine est accusé.
L’expert souligne notamment :
l’absence de symptômes de jalousie pathologique,
l’absence de sentiment de persécution,
l’absence d’antécédents médicaux ou psychiatriques significatifs.
Selon l’expert, rien dans le fonctionnement psychique d'Antoine ne permet d’expliquer une réaction aussi violente que celle qui lui est reprochée. L’expert mentionne également qu'Antoine s’est montré coopératif, impliqué et ouvert lors des entretiens.
Concernant son parcours personnel, l’expertise évoque un parcours scolaire qualifié de « médiocre », davantage lié à une forme d’évitement passif du cadre scolaire qu’à des difficultés intellectuelles. Ce parcours contraste d’ailleurs avec les capacités intellectuelles de l’intéressé, l’expert soulignant l’absence de déficit intellectuel, ainsi que ses capacités d’adaptation et sa débrouillardise.
Sur le plan familial, l’expert décrit une cellule familiale soutenante, sans carence affective notable.
En conclusion, l’expertise indique n’avoir relevé ni trouble mental, ni trouble caractérisé de la personnalité, ni antécédent neurologique ou traumatique pouvant influencer son comportement.
Une expertise psychologique a également été réalisée afin d’évaluer la personnalité d'Antoine et son fonctionnement social.
L’expert psychologue a rencontré Antoine deux jours après le début de sa détention provisoire, soit trois jours après la découverte de la victime. Malgré le choc de sa mise en garde à vue et de son incarcération, Antoine est décrit comme ouvert et coopératif durant les entretiens.
L’expert le décrit comme un jeune homme intelligent, présentant une intelligence pratique dans la moyenne et des capacités théoriques élevées, qualifiées de précoce voire surdouées.
Selon l’expertise : Antoine peut être sensible sur le plan émotionnel et parfois se laisser momentanément déborder par ses émotions, mais il retrouve rapidement son équilibre émotionnel. Cet élément est compatible avec ses déclarations selon lesquelles une altercation avec la victime aurait débuté sous l’effet de la colère avant de s’apaiser rapidement.
L’expertise ne relève :
aucun trouble du comportement,
aucune tendance antisociale,
aucune pathologie psychologique, névrose ou perversion.
Antoine est décrit comme une personne sensible à l’injustice, mais capable de compromis. L’expert souligne également un bon sens du réel et des capacités d’analyse élevées.