Vous avez des questions sur l’affaire, les actions du comité ou les moyens de soutenir Antoine ? Consultez nos réponses ci-dessous ou envoyez-nous votre question.
Pourquoi parler d’erreur judiciaire alors qu'Antoine a été condamné ?
Parce qu’une condamnation n’est pas toujours synonyme de vérité. Antoine a été acquitté en 2020, avant d’être condamné en appel en 2025 dans des conditions troublantes : pressions sur les jurés, irrégularités dans le délibéré, et des preuves contestées à chaque étape. Malgré l’épuisement des recours, les doutes persistent : alibi ignoré, incohérences sur les vêtements, résidus de poudre sans contexte, anomalies balistiques, ADN aux prélèvements douteux, et un mobile fragile. La justice doit être irréprochable ; ici, trop de zones d’ombre subsistent pour accepter cette condamnation comme une certitude. Parler d’erreur judiciaire, c’est exiger que la lumière soit faite sur l'inculpation et la condamnation d'Antoine.
Quelles sont les voies de recours après une condamnation définitive ?
Dans le cas d'Antoine, toutes les voies de recours nationales ont été épuisées : 1) Acquittement en première instance, puis 2) condamnation en appel, et enfin 3) pourvoi en cassation rejeté (déclaré irrecevable). Le seul recours restant est de saisir la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) pour faire valoir une éventuelle violation des droits fondamentaux.
Une réouverture de l'enquête est-elle possible ?
Oui, une procédure de révision n'est possible qu'à la condition qu'un fait nouveau ou une pièce nouvelle, inconnue lors du procès, soit découvert. Ce nouvel élément doit être "de nature à établir l’innocence du condamné ou à faire naître un doute sur sa culpabilité".
Existe-t-il des éléments nouveaux depuis la condamnation ?
Oui, une enquête préliminaire a été ouverte depuis plus d'un an par le Parquet de Nice, pour "violation du secret des délibérés". Cette enquête résulte d'une plainte déposée par les avocats d'Antoine en son nom pour "acte d'intimidation envers un juré" suite à la lettre anonyme attribuée à une jurée.
Que faire si je suis témoin ou si je détiens des informations sur l’affaire ?
Le comité ne peut pas recevoir directement des éléments sous scellés ou confidentiels, mais nous pourrons vous mettre en lien avec les avocats d'Antoine ou les autorités compétentes.