Vous avez des questions sur l’affaire, les actions du comité ou les moyens de soutenir Antoine ? Consultez nos réponses ci-dessous ou envoyez-nous votre question.
Pourquoi parler d’erreur judiciaire alors qu'Antoine a été condamné ?
Parce qu’une condamnation n’est pas toujours synonyme de vérité. Pour les crimes de sang dans les pays occidentaux, 1 à 5% des condamnés pourraient être innocents selon les estimations criminologiques. Nous affirmons qu'Antoine fait partie des condamnés innocents.
Antoine a été acquitté en 2020 par la cour d'assises d'Ajaccio. Pourtant, il a été condamné en appel en 2025 dans un procès mené à charge faisant suite à une enquête focalisée sur un seul coupable désigné par la rumeur publique et arrêté dès le lendemain du crime : des irrégularités dans le recueil des preuves, des anomalies de traçage, dans la prise d'ADN, des témoignages non pris en compte, des pressions sur les jurés, des irrégularités dans le délibéré, des rapports de psychologue et psychiatre favorables à l'accusé non pris en compte...
Le système judiciaire - enquête, procès d'appel - s'est trompé. Or condamner un innocent est le crime le plus grave que puisse commettre la justice. "Une justice faite à un seul est une menace faite à tous" (Montesquieu, L'esprit des lois).
Quelles sont les voies de recours après une condamnation définitive ?
Dans le cas d'Antoine, toutes les voies de recours nationales ont été épuisées : 1) Acquittement en première instance, puis 2) condamnation en appel, et enfin 3) pourvoi en cassation déclaré non admissible, sans motivation. Un recours auprès de la Cour Européenne des Droits de l'Homme (CEDH) reste le dernier recours.
Une réouverture de l'enquête est-elle possible ?
Oui, mais dans des conditions très strictes. En France, une procédure de révision n’est possible que si un fait nouveau ou une pièce nouvelle, inconnus au moment du procès, sont découverts. Cet élément doit être "de nature à établir l’innocence du condamné ou, au minimum, à faire naître un doute sur sa culpabilité". Les procès en révision restent extrêmement rares. La justice reconnaît difficilement ses erreurs. Mais une chose est certaine : seules sont perdues d’avance les batailles que l’on renonce à mener.
Existe-t-il des éléments nouveaux depuis la condamnation ?
Oui. Une lettre rédigée par une jurée du procès en appel — restée anonyme, mais bien réelle — évoque l’existence de pressions importantes exercées sur les jurés afin d’orienter la décision vers une condamnation. Pour l’instant, cet élément reste isolé et ne suffit pas à lui seul à engager une procédure de révision. Nous espérons toutefois que ce site permettra de faire émerger d’autres informations ou témoignages susceptibles d’apporter des éléments nouveaux.
Que faire si je suis témoin ou si je détiens des informations sur l’affaire ?
Le comité ne peut pas recevoir directement des éléments sous scellés ou confidentiels, mais nous pourrons vous mettre en lien avec les avocats d'Antoine ou les autorités compétentes.