Fils aîné d’une fratrie de trois enfants, élevé en région parisienne par des parents infirmiers, Antoine s’oriente vers des métiers manuels en lien avec la nature. A 19 ans, il choisit de s’installer en Corse et s’établit en 2010 à Soccia, dans le village de son père. Il y multiplie les expériences professionnelles, se forme et obtient un baccalauréat professionnel Forêt puis un d'Eleveur caprin. En 2017, il acquiert un terrain et construit lui-même une bergerie afin de lancer son propre élevage.

Cette stabilité est brutalement interrompue par une tempête judiciaire: Une rumeur de village désigne Antoine comme le meurtrier de Patrick Julien. Le lendemain du crime, 5 novembre 2017, Antoine est interpellé et placé en garde à vue. Il passe plus de trois ans en détention préventive avant d'être finalement acquitté par la Cour d’assises d’Ajaccio en décembre 2020. 

À la suite de cette décision, il quitte la Corse et s’installe dans le Gard pour reconstruire sa vie. L'activité de berger n'est pas possible dans l'immédiat ici, et le chômage est élevé dans la région. Pour vivre, il accepte des emplois qu'on lui propose et devient tantôt bûcheron, tantôt ouvrier ou maraîcher. Il rencontre sa compagne et très vite le couple fonde une famille. À la naissance de leur premier enfant, il réduit ses activités pour s’occuper de sa fille le jour, livrant des journaux la nuit. Alors que sa compagne est enceinte de leur second enfant, Antoine est convoqué pour le procès en appel auquel il se rend confiant, n'ayant rien à se reprocher. Contre toute attente, le 29 janvier 2025, la Cour d’assises de Bastia le condamne à 15 années de réclusion criminelle. 

Aujourd’hui incarcéré à Borgo, en Corse, Antoine nourrit l’espoir de retrouver les siens et d’être innocenté de ce meurtre qu'il n'a pas commis.