L'accusation
Les éléments suivants ont été retenus pour motiver la condamnation d'Antoine :
l'existence d'un différend entre Antoine et la victime sur le non-renouvellement de la convention pluriannuelle par l'AFP (permettant à Antoine d'utiliser un terrain pour ses chèvres), et du devenir des subventions qui découlent de cette subvention ;
et sur la revendication par Antoine du terrain lequel la victime opérait un terrassement au profit de tiers qui auraient conduit à une altercation violente une semaine avant les faits.
Réponse de la défense:
Cette convention était valable jusqu’en 2019 laissant le temps à Antoine de se diriger vers un recours administratif. Subventions ? Par ailleurs, Antoine avait contacté un représentant syndical pour discuter de cette problématique, ce qui démontre une volonté de trouver une solution de médiation.
Le différend, survenu une semaine avant les faits, concernait l'octroi de l'utilisation d'un terrain pour y installer des parcs à cochons alors que ce même terrain avait été refusé à Antoine pour qu'il y installer sa bergerie au motif qu'il ne fallait pas avoir de bêtes aussi près du village. Face à ce revirement de décision, Antoine est effectivement allé voir la victime pour discuter de ce point. Une discussion d'abord animée mais qui s'est apaisée au fil de la discussion. Antoine avait depuis déjà construit sa bergerie sur un autre terrain, ne nécessitant plus l'utilisation du terrain en question.
Nous rappelons que lors du procès en appel, l’avocate de la famille de la victime (Partie civile), après avoir consacré plus d’une semaine d’audience à tenter d’établir un mobile pour Antoine, a finalement déclaré dans son plaidoyer que celui-ci n’en avait pas, affirmant qu’il n’en aurait pas eu besoin pour commettre ce crime. Cette évolution démontre que, même du côté de la partie civile, aucun élément probant n’a pu être apporté pour établir l’existence d’un mobile dans le cadre de leur argumentation. Par ailleurs, cette affirmation peut laisser croire à un quelconque déséquilibre mental ou intellectuel qui l'aurait poussé à agir. Or les experts psychiatre et psychologue mandatés dans cette affaire ont formellement conclu que la santé mentale d'Antoine n’était pas altérée et qu'il présentait même un haut potentiel intellectuel (HPI).