L'accusation
Les éléments suivants ont été retenus pour motiver la condamnation d'Antoine :
la découverte de l'empreinte génétique d'Antoine sur les deux étuis soit disant retrouvés sur la scène de crime et l'arme retrouvée dans le véhicule d'Antoine
Réponse de la défense:
XXXX
Concernant les analyses d'ADN, plusieurs incohérences majeures sont à relever. L’ADN retrouvé sur les douilles (lesquelles) correspond à celui prélevé sur différents vêtements d'Antoine. Toutefois, des éléments problématiques subsistent :
L’ADN prélevé sur les douilles (issues d'où) a été comparé à un échantillon censé avoir été prélevé sur Antoine à une heure mentionnée dans le procès-verbal, alors qu'Antoine était à ce moment-là en audition filmée, sans interruption, et en présence de sa défense. Il était donc matériellement impossible de procéder au prélèvement à l’heure indiquée. L’origine de l’ADN de référence apparaît ainsi douteuse.
Par ailleurs, la personne présentée comme ayant réalisé le prélèvement buccal d'Antoine, et dont le nom figure sur le procès-verbal, n’apparaît nulle part dans le dossier comme ayant été en contact avec Antoine. Aucune information relative à son identité, sa fonction ou son rôle n’est disponible, et un autre document atteste qu’elle se trouvait à un autre lieu au moment du prélèvement supposé, rendant celui-ci impossible.
Face à ces incohérences, une plainte pour faux et usage de faux a été déposée à ce sujet, mais a été classée sans suite en quelques jours, ce qui interroge sur la réelle prise en compte de cette démarche.
Ces incohérences soulèvent des doutes sérieux quant à l’authenticité de l’échantillon d'origine de l’ADN d'Antoine et à la fiabilité de la procédure. La question de l'origine réelle et du moyen de prélèvement de l'ADN reste entière.
Par ailleurs, d'autres ADN ont été retrouvés sur la scène du crime (traces de pas et deux mégots), dont l’un avec un ADN masculin complet, mais n’ont pas été analysés par les enquêteurs.